vendredi 10 décembre 2010

Home is where the heart is

J'ai toujours du mal à dire "viens chez moi" quand je propose à quelqu'un de venir dans cet appart. Non seulement ça n'arrive pas souvent (j'ai déjà du mal à être ici, alors les autres n'en parlons pas) mais en plus je considère pas vraiment mes 25 m² comme mon chez moi. Même s'il est peuplé de gens passablement chiants, mon chez moi est à Paris, pas dans une province hostile (entendez froide) avec une coccinelle en bois et un canard qui ouvre le bec et les ailes quand on le remonte (oui Chloé, il a déménagé avec moi ;). En plus ici, j'ai plus envie d'écrire, ou plutôt j'écris pas ce qu'il faudrait, je collectionne les "Nouveau document texte" mais j'ai pas envie de poster ici. Parce que j'ai rien à dire et parce que ce que j'écris regarde que mon inconscient et moi même. Quand j'me dis que l'épouvantail avait raison, paf j'ouvre office (non je fais pas des chocapics, bande de gamins attardés). J'écris pas vraiment comme il faudrait, dans ma tête en allant à la fac, dans le train, en cours, quand j'ai de la batterie ou que le prof me regarde pas. Mon cerveau écrit mieux sans moi.
Voyez, j'ai rien à dire, par contre j'ai cette foutue chanson dans la tête...

vendredi 26 novembre 2010

Anyone else but you

Tout va trop bien depuis quelques temps, je commence à me demander avec quelle catastrophe 2010 va s'achever. Un peu comme dans ce film débile où la soirée se finit en fusillade. J'suis pas pessimiste, juste réaliste, on finit toujours par se prendre un coup de karma dans la gueule. C'est tellement facile de vivre dans sa bulle en ne laissant que les évènements positifs nous affecter. Mais un jour la bulle explose et on se retrouve face à ses responsabilités. Là aussi le plus facile serait de fuir, mais on nous a appris que c'est mal, que ça blesse les gens et puis surtout que c'est lâche. De toute façon, on peut pas passer sa vie à fuir, l'être humain est grégaire, c'est un de mes premiers cours de géographie et fuir, c'est être seul. Parlons-en de la solitude, ou plutôt non, parce que ça fait deux semaines que j'ai pas écouté Saez et que j'voudrais garder ma bulle encore un peu...please.

vendredi 5 novembre 2010

take a deep breath and hold it

Tous les matins en me réveillant j'me demande ce que je fais ici, à quoi ça va me servir ces pages de dates et de collations et la tentation de me recoucher est grande. J'me serais écoutée, cette année aurait probablement été bien différente, mais il parait qu'il faut être sérieuse, encore un peu. C'est pourtant pas l'envie de me barrer de l'autre coté de la terre qui me manque. J'aurais bien proposé à Aymeric, sauf qu'il aime pas l'anglais (enfin c'est l'anglais qui l'aime pas il parait). J'aurais bien proposé à B mais elle est trop attachée à sa vie parisienne. De toute façon faut être réaliste, on a vu le résultat avec Cass et W, et j'peux vraiment pas souhaiter ça à PP. Alors en attendant j'use et j'abuse de mon cher forfait. Parce que tous les matins en me réveillant, j'me dis que c'est encore un jour loin d'elle.

samedi 30 octobre 2010

I know you sleep

J'ai plus tellement envie, d'écrire parce que j'arrive plus à trouver mes mots, de parler parce que j'ai plus grand chose à dire, de faire semblant parce que j'y arrive plus. A la place j'vais respirer un coup et retourner retrouver mes livres en latin sur l'étagère de la bibliothèque, mon fichier excel et mon appartement silencieux. Et puis peut être que ma copine l'insomnie viendra m'accompagner quand je regarderai les étoiles depuis mon lit, peut être que je finirai par craquer à force de voir les deux tiers de ma promo allumer leurs clopes à la pause, peut être aussi que je repartirai bientôt pour plus loin que l'Est. Parce que rester voudrait dire me battre, and i'm fuckin tired.

lundi 18 octobre 2010

She inspires me

Je laissais la vie glisser sur moi, j'avais pas vraiment envie et pas vraiment de motif non plus. Je me disais que peu importe le choix, comme j'allais vers l'inconnu, je ne pouvais pas vraiment faire d'erreurs. J'avais déjà envie de râler mais je savais pas trop sur quoi. Et puis surtout je laissais les autres me guider, peut être parce que malgré les apparences j'avais trop besoin d'eux. Bad idea. Et puis un jour je suis tombée sur le cas pathologique ,mon ex . Soit je me laissais entraîner, soit je me prenais en main. A partir de là j'ai arrêté, fini l'apathie. Et puis alors que je me demandais si ça fonctionnerait, Silk est arrivée un soir et en me parlant d'une écrivain elle a tout changé. J'ai débarqué pour la première fois dans une communauté, et ça me plaisait. Du coup j'y suis restée. J'y ai croisé des gens que j'aime, j'y ai appris des choses et putain j'y suis bien. Après tout c'est pas comme si je traînais tous les soirs dans le Marais. Du coup maintenant, au lieu de regarder en l'air, je vérifie quand je traverse la rue.

dimanche 10 octobre 2010

Quitte à avoir le coeur brisé, autant le coucher sur le papier

Le bonheur ça sert pas à grand chose pour l'art. A moins de verser dans le flower power sous ecsta ou d'aimer peindre des couchers de soleil en bord de plage, on a souvent plus d'inspiration dans la douleur, les psy appellent ça la catharsis, mais au fond tout ce qui importe c'est de réussir à montrer aux autres l"émotion précise qu'on essaie d'évacuer. Quitte à ce que eux aussi aient le moral au 36eme dessous en refermant le livre/éteignant le lecteur DVD/la chaîne hi fi/rayez la mention inutile. L'art n'a de toute façon jamais servi à être agréable, sinon beaucoup moins d'artistes seraient morts de faim. Les gens créent parce que leur vécu est trop lourd ou qu'ils ont trop d'imagination. Ou alors qu'ils s'ennuient. Dans tous les cas c'est mieux que de croire au prince charmant...

vendredi 1 octobre 2010

the two sides of the bed

J'allais profiter de ce qu'elle dorme à dix centimètres de moi pour vous parler insomnies et rêves bizarres, mais elle s'est réveillée et ça m'a coupée dans mon élan. Au final c'est pas plus mal parce que niveau insomnies je suis loin d'être championne, c'est juste qu'en ce moment mon cerveau s'est remis en marche. Et après avoir vu une blogueuse lâcher son chez elle virtuel de façon à se garder un peu d'anonymat, je me posais la question de la place de l'écrit (et pas seulement sur le net) dans un couple. J'ai toujours beaucoup plus écrit que parlé, ce qui m'a valu de passer pour une trouillarde (encore aujourd'hui 'fin bref...) et de mettre une certaine distance entre ce que j'écris et ce que je dis. J'ai parfois cette impression bizarre que les deux ne cohabitent pas vraiment parce qu'il y a des sujets dont je ne peux tout simplement pas parler, pour des tas de raisons différentes (la trouille étant évidemment la première...). Du coup alors qu'au début je ne me censurais pas vraiment, je pense qu'inconsciemment je m'accorde moins de liberté, d'une parce que je sais qu'elle va me lire et de deux parce que les gens qu'on connait toutes les deux (oui, il arrive que nos portables reçoivent en même temps le même sms, mais on s'en fout et en plus cette parenthèse va encore foutre la merde) ne vont pas rattacher ce que je dis à moi seule, mais aussi à elle. Alors je me demande si je vais continuer, ou pas...Et puis faudrait quand même que j'arrête de faire des rêves à la con, les nuits de cinq heures, ça va pas le faire...